Premier trimestre 1999


Déclaration du Chancelier Gerhard Schröder, après le premier tour de discussion de consensus sur le nucléaire transmis par le service de presse de la Chancellerie le 26 janvier 1999

Traduction WISE-Paris, le 27 janvier 1999

[Mise en ligne le 27/01/1999]

" Je vais vous donner cinq points rapides sur lesquels nous nous sommes mis d'accord et qui devront être d'avantage élaborés dans un groupe de travail. Nous nous sommes également mis d'accord pour tenir notre prochaine discussion dans la première quinzaine de mars.

En ce qui concerne les cinq points :

Premièrement :
l'objectif d'un arrêt réglé de l'utilisation de l'énergie nucléaire est accepté par les compagnies d'électricité qui ont admis la prééminence du politique. Je dois le signaler ici. M. Timm fera certainement ses commentaires à ce sujet.

Deuxièmement :
Jusqu'à ce que nous ayons atteint notre objectif en fixant de façon consensuelle la durée restante d'exploitation, il faut assurer l'exploitation des centrales existantes. Ce qui est important pour moi c'est qu'il s'agit de fixer la durée restante d'exploitation par consensus.

Troisièmement :
l'interdiction du retraitement est acceptée par les compagnies d'électricité. Cependant cela ne pourra se faire sans indemnisation que si, avant l'entrée en vigueur de l'interdiction, le stockage intermédiaire sur le site des réacteurs pendant la période de poursuite d'exploitation, qui reste à négocier, est techniquement réalisé en tant qu'option de gestion des combustibles irradiés et - autant que le Gouvernement Fédéral peut l'influencer - autorisé de façon à ce que, par exemple, l'opposition de tiers puisse être traitée avec éxécution immédiate pour que la construction puisse commencer. Nous voulons donc mettre en place ce nouveau schéma de gestion des combustibles irradiés aussi rapidement que possible. (...)

Quatrièmement :
après la mise en place de ce schéma de gestion, les compagnies d'électricité utiliseront envers leurs partenaires internationaux, en particulier en France et en Angleterre, toutes les possibilités prévues par les contrats pour parvenir à un arrêt du retraitement. Ceci est également important pour nous à cause des aspects internationaux. Nous voulons également traiter cet aspect avec les compagnies d'électricité.

Cinquièmement :
Nous allons convenir maintenant des détails qui seront ensuite traités et coordonnés dans le groupe de travail. Ils seront à notre disposition début mars. [C'est] bien sûr l'essentiel pour les compagnies d'électricité. Le délai nécessaire pour arrêter le retraitement sera décidé en conséquence. Ceci se réfère naturellement à l'amendement de la loi atomique que nous présentons. Il faut simplement voir ici qu'il y a une relation étroite entre la possibilité objective d'arrêter le retraitement et la création des capacités de stockage intermédiaire sur le site des réacteurs de façon à ce que ces installations puissent fonctionner selon ce schéma de gestion [des combustibles irradiés] pour la durée d'exploitation restante, qui doit être [complètement] négociée. "

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