Nouvelles !
Deux
députés en faveur du mox
Fin
d'une usine de retraitement
Le
scandale des transports boulverse l'opinion publique
Chiffres du mois
Ce tableau donne wagon par wagon les niveaux de contamination par point
de mesure excédant les limites réglementaires, sur les
convois arrivés au terminal de Valognes (terminal de transfert
rail/route) en provenance de centrales allemandes entre février
1997 et février 1998. Ces chiffres montrent que des niveaux atteignant
500 à 3.300 fois la limite réglementaire ont été
trouvés sur une part non négligeable des 17 points de
mesure. Même si la contamination la plus élevée,
13.400 Bq/cm2, concernait une surface "de la taille d'une pièce
de monnaie", on a trouvé des contaminations allant jusqu'à
13.000 Bq/cm2 concernant des surfaces plus grandes (la totalité
de la surface de mesure de 300 cm2). Ce tableau montre aussi que l'industrie
était loin de maîtriser le problème. Au contraire même,
la situation s'est nettement dégradée au cours des deux
dernières années.
* Selon NTL : TN13/1-01
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Deux députés
en faveur du MOX
L'Office Parlementaire d'évaluation des Choix scientifiques
et technologiques vient de publier un rapport sur la gestion des combustibles
irradiés, le retraitement et le plutonium. Le rapport de Christian
Bataille et Robert Galley nous rappelle que les stocks de plutonium
qui s'accumulent en France ont atteint 65 tonnes à la fin de
l'année 1996, ce qui est "largement au-dessus des 20 tonnes qu'EDF
considère comme nécessaires" pour l'exploitation de l'usine
de MOX (ce dernier chiffre paraissant très conservateur). Mais
au lieu de recommander la réduction de sa production par le ralentissement
ou l'arrêt du retraitement, ils se montrent plutôt en faveur
de l'utilisation de MOX. Ayant précisé que selon eux,
l'intérêt de l'utilisation du plutonium dans le MOX résiderait
à la fois dans le contenu énergétique du plutonium
renfermé dans les combustibles irradiés et dans la gestion
des déchets nucléaires, ils écrivent :
"Dans ce sens, il apparaît évidemment de l'intérêt
général :
-
de permettre le passage des REP utilisant les combustibles MOX
de 16 à 28 dans le plus court délai (...),
-
d'étudier l'introduction des MOX dans les réacteurs
de 1300 plus 1400 MWe,
-
surtout, de concevoir le futur réacteur EPR ("European Pressurized
Reactor", réacteur européen à eau pressurisée)
comme capable de consommer plus de plutonium qu'il n'en produit
(...)."
Cependant, l'Office reconnaît ne pas avoir pris en compte les éléments
économiques ou financiers (contrairement à de nombreuses
compagnies d'électricité, l'Office paraît sûr que
l'utilisation de MOX constitue un avantage économique). De plus,
Robert Galley, repousse les considérations relatives à
la prolifération, en déclarant que "ça ne tient
pas ces choses". Office parlementaire d'évaluation des choix
scientifiques et technologiques,
Rapport sur l'aval du cycle nucléaire, par Christian Bataille
et Robert Galley, députés,
Version provisoire présentée à la presse le 10
juin 98.
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Fin d'une usine de retraitement
Le 5 juin 1998, en réponse à une question parlementaire,
le ministre britannique de la Science, de l'Energie et de l'Industrie,
John Battle, a déclaré :
"L'UKAEA m'a informé qu'il n'y avait pas de justification économique
pour maintenir le retraitement industriel à Dounreay sur le long
terme. Le gouvernement a en conséquence décidé
que Dounreay ne devait pas accepter de nouveaux travaux de retraitement.
Le retraitement à Dounreay s'arrêtera donc dès que
l'usine aura fini de retraiter son propre combustible, l'uranium hautement
enrichi (HEU) et [achevé], les contrats commerciaux en cours".
L'usine de retraitement est entrée en service en 1977 et a surtout
retraité des combustibles surgénérateur (environ
35 t à la fin 1995). La fermeture de l'usine de Dounreay, même
si les stocks de plutonium britannique sont très élevés,
va sûrement porter un coup supplémentaire à la justification
économique de l'industrie du plutonium.
Source: Press Release from Department of Trade and Industry dated 5
June 1998, and Worldwide Reprocessing Summary, NAC International, March
1995.
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Le scandale des transports
boulverse l'opinion publique
Le scandale du transport des combustibles irradiés a fait perdre
au nucléaire de nombreux supporters... en Allemagne, selon un
sondage publié par l'hebdomadaire "Der Spiegel" le 8 juin 1998.
A la question : "L'industrie nucléaire a longtemps caché
au public qu'il était arrivé que des transports de Castor
[terme générique utilisé en Allemagne pour les
conteneurs de combustible irradié, NDLR] soient contaminés.
Les problèmes concernant les Castor et les mensonges de l'industrie
nucléaire ont-ils changé votre opinion sur l'énergie
nucléaire ?", 28 % des personnes interrogées déclarent
qu'elles étaient en faveur du nucléaire et le sont encore,
44 % qu'elles étaient déjà avant les problèmes
sur les transports pour une sortie du nucléaire et qu'elles le
sont toujours. 23 % ont déclaré avoir été
jusque là sur le fond favorable au nucléaire et être
contre depuis l'affaire.
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