Troisième trimestre 1999
Le
combustible MOX augmente les risques liés à la fabrication
et à l'exploitation et aggrave les menaces de prolifération
sans apporter de bénéfices sociaux, selon les conclusions
d'une équipe d'experts internationaux
Communiqué de presse
WISE-Paris, le 21 septembre 1999
[Mise en ligne le 21/09/1999]
Pour publication immédiate
!
Le
premier combustible au plutonium (MOX) à destination de réacteurs commerciaux
japonais est attendu au Japon : il doit arriver le mercredi 22 septembre
1999 à bord de deux bateaux partis il y a deux mois de Cherbourg. Au
même moment, des officiels japonais sillonnent les usines de fabrication
de MOX et les sièges des autorités de sûreté en France, en Angleterre
et en Belgique, après la révélation de la falsification de documents
de contrôle-qualité dans l'usine de MOX anglaise de Sellafield (MDF).
Le gouvernement français a profité de
l'été - comme c'est la coutume pour la publication de décrets controversés
- pour autoriser l'exploitation d'une nouvelle chaîne de production
de combustible MOX, essentiellement destinée aux clients japonais, sur
le site de l'usine MELOX à Marcoule.
WISE-Paris rend public, dans sa version
française, un rapport d'experts internationaux sur l'évaluation de l'impact
de la filière du combustible MOX. Cette version abrégée - les 335 pages
d'origine ont été ramenées à 93 pages - et actualisée du rapport IMA
(International MOX Assessment) , permet enfin l'accès du lecteur francophone
à un rapport devenu référence internationale en la matière. Son Annexe
1, rédigée par WISE-Paris, offre une analyse globale entièrement actualisée
de l'industrie du plutonium sur le plan international. Déjà publiée
en anglais, en japonais et en russe, l'étude était à l'origine destinée
aux institutions japonaises, qui devaient trancher sur la demande des
électriciens de charger en combustible MOX certains de leurs réacteurs.
Alors que le premier chargement d'un réacteur en MOX se prépare au Japon,
le sujet reste aussi très controversé en Europe.
Les neuf experts internationaux - réunissant
des signatures aussi prestigieuses que celles de Frank Barnaby, ancien
directeur du SIPRI (Stockholm Peace Research Institute) ou Michael Sailer,
aujourd'hui membre de la Commission de Sûreté Nucléaire allemande (RSK)
-, qui ont travaillé pendant plus de deux ans sous la direction du Dr.
Jinzaburo Takagi, sont arrivés unanimement à cette conclusion générale
:
" Les inconvénients
de la voie plutonium-MOX, lorsqu'elle est comparée à la voie du stockage
direct, sont accablants, que ce soit au niveau des implications industrielles,
économiques ou sociales, de sécurité, de sûreté ou de gestion des déchets.
En d'autres termes, il n'y a aucune justification raisonnable ni aucun
bénéfice social identifiable dans la continuation de la séparation du
plutonium et le lancement d'un programme de combustible MOX pour les
réacteurs à eau légère. "
1-Comprehensive
Social Impact Assessment of MOX Use in Light Water Reactors, Final Report
of the International MOX Assessment, CNIC, Novembre 1997.
Disponible sur
simple demande à WISE-Paris :
Le
rapport Evaluation des impacts sociaux de l'utilisation de combustible
au plutonium (MOX) dans les réacteurs à eau légère,
WISE-Paris, CNIC, Septembre 1999
e-mail : wise-paris@globenet.org
en version pdf sur ce site web : http://www.pu-investigation.org/reports/ima_f.pdf
tél :
01 45 65 47 93
fax : 01 45 80 48 58
Pour plus d'informations : Mycle Schneider, tél. 01 45 65
47 93
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