Premier trimestre 2001
Jospin
et Schröder d'accord sur la reprise des transports nucléaires
Wise-Paris, le 2 février 2001
[Mise en ligne le 02/02/2001]
Les transports de combustibles irradiés pourront rouler à
nouveau entre l'Allemagne et la France dès que l'Allemagne aura
récupéré un retour de déchets du retraitement
à la fin du mois de mars ou en début du mois d'avril.
Après deux ans et demi d'interruption, suite à l'affaire
des Transports Contaminés (voir le Spécial
Transport d'Investigation Plutonium) révélée
par WISE-Paris, l'accord politique final est intervenu entre le Premier
Ministre français Lionel Jospin et le Chancelier allemand Gerhard
Schröder le 31 janvier 2001.
Reste à voir, quelle attitude les autorités allemandes
prendront quant aux procédures de contrôle-qualité
qui ont été mises en cause par le gouvernement belge.
À l'initiative du Secrétaire d'État à l'Energie,
le gouvernement belge a décidé de demander, en particulier,
la prise et l'analyse d'un échantillon actif de déchets
de haute activité vitrifiés et d'établir un programme
d'analyse et de contrôle non-destructif beaucoup plus sophistiqué
que celui pratiqué aujourd'hui.
Ci-dessous le communiqué intégral des services
du Premier Ministre du 31 Janvier 2001 :
Reprise des transports de déchets
nucléaires entre la France et l'Allemagne
Le 31/01/2001, le Premier ministre Lionel Jospin et le Chancelier Gerhard
Schröder se sont mis d'accord sur la reprise des transports de
déchets nucléaires entre les deux pays.
Cet accord, établi sur la base des conclusions du groupe de
travail mis en place à la suite du sommet de Vittel, en novembre
dernier, prévoit qu'un premier retour de déchets vitrifiés
vers l'Allemagne aura lieu à la fin du mois de mars ou au début
du mois d'avril. Alors pourra reprendre le cours normal des transports
vers la France des combustibles usés provenant des centrales
nucléaires allemandes, qui seront traités à La
Hague, puis réexpédiés vers l'Allemagne.
Un autre transport vers l'Allemagne de déchets vitrifiés
issus du retraitement aura lieu avant la fin de cette année.
Il a été convenu que d'autres transports seraient organisés
chaque année, au rythme minimum de deux transports par an.
Un groupe de travail constitué de fonctionnaires des deux pays,
auquel participeront également, si besoin est, des représentants
des entreprises concernées, examinera régulièrement
pour l'organisation de ces futurs transports.
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