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CABINET DU SECRÉTAIRE
DÉTAT À LÉNERGIE
ET AU DÉVELOPPEMENT DURABLE
rue des Colonies 56, 1000 BRUXELLES
Tél. 02/227.07.00 - Fax 02/219.79.30
Bruxelles,
le 12/10/00
Retour des déchets
nucléaires : Le Lobby nucléaire essaie de saboter
une décision du gouvernement
Rappel des faits concernant
le retour des déchets nucléaires belges de la Hague
(France) :
Le 5 avril dernier un transport de déchets
nucléaires (28 canisters) provenant de lusine COGEMA
de la Hague (France) arrivait en train à la gare de Mol/Dessel
chez Belgoprocess, une filiale industrielle de lONDRAF**.
Ce transport, le premier dune série, a été
accepté par la Belgique mais à des conditions
strictes fixées par la gouvernement. En effet, le gouvernement
par décision du 3 mars dernier, souhaitait avant que
dautres transports ne soient programmés, que des
contrôles stricts de qualité soient effectués
sur les déchets ainsi réceptionnés par
la Belgique.
- Le 15 mars 2000, le KERN approuvait les termes suivants dans
une lettre adressée à Synatom*
par Olivier DELEUZE :
" Le gouvernement a décidé
de marquer son accord pour la prise en charge et la réception,
incluant le transfert de la responsabilité, des premiers
28 canisters vitrifiés, qui arriveront en Belgique avec
le premier transport.
Le gouvernement a jugé quil sera
nécessaire de compléter les contrôles physiques
effectués sur les canisters avec des analyses destructives
des échantillons actifs mis ou à mettre à
disposition de lEtat belge par Cogéma. En cas décart
entre les analyses, des conditions supplémentaires pourront
être fixées pour les livraisons ultérieures.
Le gouvernement prendra en charge les canisters
vitrifiés suivants dans les installations belges prévues
à cet effet pour autant que ces conditions supplémentaires
éventuelles soient remplies.
Les contrôles physiques seront effectués
par un organisme indépendant choisi par le Secrétaire
dEtat à lEnergie et au Développement
Durable, Olivier DELEUZE. Ils porteront dune part sur
la conformité du colis avec les critères dacceptation
établis par lONDRAF**, et
dautre part sur le comportement de ces déchets
dans le temps afin de garantir ultérieurement la sécurité
de leur évacuation. "
Les termes ont dailleurs été
repris dans une lettre du 24 mars 2000, envoyée à
Greenpeace et cosignée par Guy VERHOFSTADT et Olivier
DELEUZE.
-
En application de cette décision,
Olivier DELEUZE a écrit le 6 juillet à lONDRAF
lui demandant de ne pas donner son assentiment à un
deuxième transport pour le moment. Ce qui, dans un
premier temps, a amené lONDRAF à en faire
correctement part à Synatom par lettre du 7 septembre.
-
Or, il semble à présent que
lONDRAF voudrait malgré tout autoriser ce transport,
sopposant ainsi aux contrôles décidés
par le gouvernement et renforçant ainsi, la méfiance
que la société belge nourrit à légard
du lobby nucléaire et de son opacité.
-
Olivier Deleuze constate que la mise au
point du programme de contrôle des déchets radioactifs
est systématiquement sabotée par le lobby nucléaire
qui le perçoit comme une ingérence inacceptable
des autorités politiques dans un domaine relevant de
sa chasse gardée.
Olivier DELEUZE
Renseignements presse : Olivier ARENDT 02/227.07.41
*SYNATOM s.a. : Filiale
dElectrabel et Tractebel, elle est chargée dassurer
lapprovisionnement en matières fissiles des centrales
nucléaires belges
** ONDRAF : Organisme
national chargé de la gestion des déchets radioactifs
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