Premier trimestre 2002
Communiqué
de presse du 12 mars 2002 : WISE-Paris porte plainte contre X pour faux
et usage de faux
Manipulation et diffusion dans un but diffamatoire
de documents liés à l'étude pour le Parlement Européen
sur La Hague et Sellafield
Téléchargez le communiqué de
presse et l'annexe : CpPlainteWISEParis.pdf
(4 p., 52 Ko)
Téléchargez la plainte déposée par WISE-Paris
: 020219PlainteWP.pdf
(10 p., 291 Ko)
WISE-Paris, 12 mars 2002
[Mise en ligne le 12/03/2002]
WISE-Paris a décidé de déposer
une plainte contre X auprès du Tribunal de Grande Instance de
Paris pour faux et usage de faux. Un document présentant un audit
interne à caractère non scientifique d'un rapport de WISE-Paris
pour le Parlement Européen a été manifestement
contrefait et diffusé à la presse dans le but de nuire
à la réputation de WISE-Paris. Selon l'hebdomadaire La
Manche Libre, M. Bernard Cazeneuve, député-maire de
Cherbourg, a reconnu avoir diffusé le document litigieux à
la presse.
Depuis l'attribution en novembre 2000 par la Direction
Générale de la Recherche du Parlement Européen
d'une mission d'étude sur les possibles effets toxiques des activités
de retraitement des usines de Sellafield (Grande-Bretagne) et de La
Hague (France) (1), WISE-Paris a du faire face
à une vague de propos diffamatoires sans précédent.
WISE-Paris n'a jusqu'à maintenant pas réagi afin de ne
pas alimenter la polémique engendrée par divers responsables
de l'industrie nucléaire et des politiques qui entendent servir
de relais efficaces à cette industrie. Un pas semble pourtant
avoir été franchi par la diffusion d'un faux rapport officiel.
WISE-Paris a donc choisi de porter plainte afin de permettre de clarifier
les responsabilités.
De quoi s'agit-il ? Le 10 novembre 2001, le quotidien
La Presse de la Manche publie un article sous le titre "
Crash sur la Cogema : le rapport Wise démonté " basé
sur un document qui émanerait d'un " groupe de conseil scientifique
du Parlement européen ". Ce document a été
largement diffusé à la presse par la mairie de Cherbourg
et WISE-Paris a ainsi pu s'en procurer une copie. Interrogé à
cet égard, un responsable de la Direction générale
de la recherche du Parlement répond qu'il " n'existe
pas un tel document du 'Groupe de Conseils Scientifique' ".
Il ajoute qu'il lui paraît que l'article de La Presse de la
Manche est " basé sur un faux document ".
Le 5 décembre 2001, cette réponse est officialisée
par une lettre de Paul Engstfeld, Chef de la Division industrie, recherche,
énergie et environnement et de STOA.
Monsieur Engstfeld précise en outre que :
" le STOA Panel, lors de sa réunion du 23 octobre [2001],
a décidé de publier l'étude de WISE-Paris avec
les appréciations des experts choisis par le STOA Panel du Parlement
Européen, incluant la révision interne à STOA faite
par le Dr. Gaillochet de l'OPECST ", l'Office parlementaire
des choix scientifiques et technologiques du Sénat et de l'Assemblée
nationale français (2). Par la suite, M.
Philippe Gaillochet a envoyé une lettre à STOA par laquelle
il lui signifiait sa démission comme assesseur et " interdisait
formellement à STOA de publier sa révision ".
Le document litigieux, selon M. Engstfeld, " est bel et bien
le document écrit par le Dr. Gaillochet, mais des modifications
y ont été apportées ". A notre connaissance,
M. Gaillochet n'a jamais répondu au courrier de demande d'explications
qui lui a été adressé par les responsables de STOA.
WISE-Paris s'élève vigoureusement
contre les multiples attaques subies visant à discréditer
la valeur scientifique de son travail et souhaite vivement que le débat
et la controverse soient portés sur le contenu de ce travail.
Le rapport de WISE-Paris a été rendu
public par le Parlement européen avec les avis de trois auditeurs
externes qui, contrairement à ce que d'aucuns tentent de faire
croire, sont tous les trois favorables (voir l'annexe) et ont justifié,
aux yeux des parlementaires, la publication du rapport. Si les résultats
de l'étude ne plaisent pas à certains, il est remarquable
de noter qu'à ce jour la Direction générale de
la recherche du Parlement n'a pas reçu un seul avis technique
permettant de contester le contenu de ce rapport.
Notes :
- Cette étude fait partie du programme
d'évaluation des questions scientifiques et technologiques
du Parlement européen STOA (Scientific and Technological Option
Assessment). Le programme STOA est supervisé par un panel de
33 députés européen : Pour le rapport voir http://www.wise-paris.org/english/stoa_en.html
- En effet, suite aux rapports d'audit positifs, le STOA Panel a
pris la décision à l'unanimité moins une abstention
de rendre public le rapport de WISE-Paris.
Depuis la publication en novembre 2001, ce rapport de 170 pages a
été déchargé plus de 4.000 fois du seul
site internet de WISE-Paris, alors qu'il est également disponible
sur le site du Parlement européen
Contacts :
Mycle Schneider, Directeur de WISE-Paris
E-mail : mycle@wise-paris.org
ou
Yves Marignac, Directeur adjoint de WISE-Paris
E-mail : ymarignac@questions-energies.org
Téléphone : 01 45 65 47 93
Fax : 01 45 80 48 58
Annexe, Paris, 11 mars 2002
Les avis des experts externes sur le rapport STOA
confirment la qualité scientifique de l'étude de WISE-Paris
sur La Hague et Sellafield
Les conclusions des trois auditeurs externes qui
ont analysé notre rapport, sur proposition des parlementaires
(y compris les plus opposés à cette étude), pour
le compte de STOA, sont sans ambiguïtés. Voici, quelques
extraits :
Jean-Claude Zerbib, (France), ingénieur en
radioprotection, conseiller auprès du directeur de l'IRSN et
membre du Groupe Radioécologie Nord-Cotentin (dirigé par
Annie Sugier, IRSN) : " Le Rapport de WISE-Paris constitue une
étude importante de l'ensemble des problèmes posés
par le retraitement du combustible dans les usines de Sellafield et
de La Hague. (...) S'il est possible de trouver dans la littérature
technique certains éléments abordés dans ce Rapport,
nous devons préciser que ce dernier n'a pas d'équivalent
pour ce qui concerne la prise en compte globale et l'abord critique
des problèmes posés par la 'fin du cycle' du combustible
nucléaire. Les nombreuses annexes techniques qui accompagnent
le rapport constituent un utile complément au Rapport qui mérite
pour toutes ces raisons, une large publication. "
Dr. Peter I. Mitchell, Department of Experimental
Physics, National University of Ireland, Dublin : " Le Rapport
offre une grande richesse d'informations de fond pour le législateur
et le régulateur, et, surtout, fournit une description lucide
et non compliquée des principaux enjeux du retraitement à
l'heure actuelle (
) J'ai trouvé tout cela très utile
et instructif (
) Le Rapport traite avec objectivité le
sujet des doses individuelles et des doses aux groupes critiques. "
(traduction WISE-Paris)
Dr. Ian Croudace and Dr. Phillip Warwick, Geosciences
Advisory Unit, Southampton : " Dans son ensemble, c'est un document
intéressant qui a rassemblé une diversité de données
provenant de différentes sources, dans la perspective de rassembler
un argumentaire convaincant pour l'arrêt des opérations
de retraitement en France et au Royaume-Uni. Nous soupçonnons
toutefois que ces pays (peut-être de mauvaise grâce) ont
déjà accepté cet argumentaire, et qu'un abandon
progressif est prévu. Le document STOA présente des raisons
valables, sur les plans de la sûreté et de l'économie,
d'abréger le retraitement nucléaire au profit de l'entreposage
des combustibles. La question fondamentale est l'allure à laquelle
vont se produire ces changements qui semblent inévitables. "
(traduction WISE-Paris)
En outre, l'Institut irlandais de radioprotection
(RPII) a analysé le rapport de WISE-Paris pour le compte du gouvernement
irlandais (1). Voici, les " commentaires généraux
" :
" Le rapport rassemble une foultitude d'informations
et les présente d'une manière bien structurée,
facile à lire et bien référencée tout du
long. Le recours aux annexes pour traiter de points spécifiques
ou présenter d'importantes quantités de données
techniques contribue fortement à la lisibilité du rapport.
Il est particulièrement intéressant
que tous les aspects du retraitement - considérations économiques
et politiques, dispositions légales, options non-retraitement
pour la gestion des combustibles irradiés, santé - soient
traités en un seul document. Il en résulte que le rapport
offre une très bonne vue d'ensemble des interrelations entre
les différentes questions et constitue une référence
précieuse pour ceux qui travaillent dans ce domaine. "
(traduction WISE-Paris)
Note :
- Lettre de P.A. Colgan, datée du 12 décembre
2001 et adressée à Joe Mooney, Nuclear Safety Division,
Department of Public Enterprise
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